
Voici une recette que je tiens de Mme Kulsky, ma voisine juive brésilienne, naturalisée française. Pour elle, chaque fête a son gâteau et on peut parler de cuisine cultuelle. Elle est Ashkenaze, d'origine polonaise. Chaque fête a ses plats spécifiques de poisson, de viande et un desserts.
Nous la retrouvons pour la Fête de Chavouoth, 7 semaines après la Pâques, le jour du don à Moïse sur le Sinaï de la Torah dans laquelle se trouvent les lois alimentaires du Kasher. Pour le premier repas de cette fête l'usage de manger des laitages. Ceci est impératif pour signifier que l'abbatage kasher n'est pas encore connu. Juive othodoxe, elle a tout en double dans sa cuisine, fours, couverts, casseroles, etc... Tout est question d'hygiène alimentaire, aisi on ne mange pas d'animaux sauvages pour ne pas devenir soi-même sauvage, seuls les animaux à sabot fendu et ruminants sont acceptés, d'où l'exclusion du cochon, traître ayant un sabot conforme mais qui ne rumine pas. Les poissons sont acceptés s'ils ont des nageoires et des écailles. La salade doit être lavée avec beaucoup d'attention pour la débarraser du moindre minuscule organisme vivant, ...
Autrement, pour cette recette, ne portez pas de vêtements mélangeant le lin et la laine. Je suis sérieux.
Keskir en yiddisih signifie gâteau au fromage, ou cheesecake pour les anglophones. Pour 10 personnes, 8 oeufs à coquille blanche (car ils ne sont pas fécondés la plupart de temps) battus en omelette, 200g sucre, 125g farine, 1kg fromage blanc à 20%, 20cl crème fraiche épaisse, la peau et le jus d'un citron.

On ajoute les ingrédients un à un, dans l'ordre et en commencant par bien battre les oeufs. Le mixer est d'un grand secours, même si certains préfèrent la cuillère en bois en respect des traditions. On parfume avec le zeste et le jus d'un citron mais on aurait pû utiliser alternativement de la vanille ou ce qui vous passe par la tête.

On peut aussi écraser un paquet de petits beurres en poudre, y ajouter un peu de beurre et en tapisser le moule afin que le gâteau n'accroche pas et surtout pour la texture spéciale que cela apporte, très appréciée par les enfants.
Enfourner à 180° sans préchauffer pour que le gâteau monte doucement. Si le four était chaud, alors le gâteau monterait trop rapidement et il finirait par retomber après sa sortie.

Ici on emploie des moules en aluminium car ils sont jettables et très pratiques. Certaines personnes conseillent de sortir deux fois le gâteau de four pendant sa cuisson, le laisser refroidir 10 minutes puis le remettre au four, mais ma voisine de fait pas comme cela.
Shalom